Tel : 04.76.55.17.73


La maison de Mariette
Rue du Souvenir Français
38380 Saint-Laurent-du-Pont
(Isère)
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Photos du musée Jocelyne Artigue



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La maison de Mariette
 
 
 

107, rue du Souvenir Français

  38380 Saint-Laurent-du-Pont

Tel : 04.76.55.17.73.



 




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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 06:51

 

 

 

 

  A mon amoureux préféré ...

 

 

 

 

 

  mon-amoureux-2.jpg

 

 

 

  Une année de plus à notre âge

est une année de moins

à notre vie,

l'anniversaire est-il alors fête ou deuil?

 

Wail Bouabid 

 

 

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     DISSEMBLANCE ET FIGURATION  

  

A sa manière Mariette est une Fra Angelico du nouveau millénaire. Ses "incarnations" peuvent être considérées comme un mystère du Corps et de l'Esprit . Son travail se présente sous la forme d'un récit de vie.

 

Elle explore  un monde subjectif où la connaissance se construit sur l'expérience  personnelle acquise par son histoires, ses connaissances, ses fouilles. Rien de scientifique, ni de démontrable. Il n'est pas question  d'élaborer de grandes théories théologiques, philosophiques. L’art est là pour envisager corps et esprit, masculin et féminin, l’animalité et l’humain.

 

Le corps, le symbolisme et son actualisation rituelle  participent d’un nouveau mystère, d’une sacralisation originale de la  vie dans un processus de dématérialisation de l'objet – fût-il saint.



 Le corps qui emporte le regard n’est plus celui de la béatitude exaltante. Un rien « bariolé »  par sa prise de bec il apprend à se méfier de sa propre séduction. Le « surréalisme » ou plutôt la figuration  caviardée rapproche inconsciemment d’une anti génuflexion. Nous échappons donc au corps christique tout en n'étant rien sans lui. Il est notre rien d’autre, reste notre insondable priorité d’origine mais devient un ailleurs exotique. Sa tête ailée le rapproche du vaudou sur sa croix rouge.  Son impossible approche atteste de l’absolu du rien. Mais en même temps il le nie. Et c’est bien là toute la force du Christ de Mariette dans « Les sanglots ardents » dont parlait Baudelaire. Le corps du Christ est celui d’un drôle d’oiseau sans ailes au moment où l’artiste dégage de l’anthropomorphisme du fils de Dieu  . L’image ressuscite une nouvelle histoire sainte. Si bien qu’on se demande s’il  ne faut pas chercher ici le fils mais l’esprit « ceint ». 

 

L’œuvre devient le miroir brisé du simulacre. Une fois de plus elle est  l'épreuve de son souhait de transformation et de transgression. La question du sacré du corps ne se pose plus d'un point de vue théologique ou psychologique mais selon une approche sensible, esthétique, personnelle, intuitive.

 

Le corps du Crucifié , image par excellente de la survivance , devient  une interrogation sur la relation au sacré. Mariette  situe toute la question du corps animal et de sa dissemblance ou ressemblance à l'image de Dieu.

 

Symbolisé, mise en scène, métamorphosé,  le corps guillotiné de la divinité devient une image au-delà de l'image. Il pose la question essentielle : l'expérience de l'art peut-il changer le corps ?

 Jean-Paul Gavard-Perret .

   

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Published by Mariette
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