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La maison de Mariette
Rue du Souvenir Français
38380 Saint-Laurent-du-Pont
(Isère)
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Photos du musée Jocelyne Artigue



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6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 03:00





BLANCHE SŒUR

 








Aussi dilatées qu’elliptiques les dernières poupées de Mariette sont nimbées de blancheur : mère et enfants semblent donc appartenir aux limbes. Elles expriment une sensation de l'ineffable,  cet ineffable qui étymologiquement ne se parle pas, ne peut être verbalisé mais qu'on découvre dans les oeuvres de l’artiste de Saint Laurent du Pont. Elle pose la question du corps désirant de la maternité et du corps enfantin qui s'incorpore au premier. Le second devient un amplificateur musical de la mélopée du désir de celle qui l’a conçu. Et il n'est pas jusqu'à la force de l'amour inculqué à l'enfant par la mère qui est matérialisé sous forme de lien ou plutôt de bandelette auquel la mère ou l’enfant tente de s’échapper en dépit de leur apparente passivité..

Mais il y a plus. Chez Mariette le désir est une expérience altruiste qui suppose au moment où le corps est « enchaîné » un effort d'affinement de la conscience pour accueillir en soi l'autre afin de prêter attention  à son désir. Mais par sa poupée l’artiste montre combien l’exercice qui n'est pas évident ! Il est en effet des façons de "prendre" qui blessent, annihilent, étouffent. C'est pourquoi  Mariette tente de pacifier le désir peut-être noir par le blanc au sein d’une caresse insistante, au moment où le langage maternel se recroqueville dans le creux de l'oreille de l’enfant sans visage même s’il ne s’agit ni d’un infirme ou d'un invalide. Simplement il s’agit d’un enfant qui dans le giron maternel n’a pas encore d’image de lui-même. Une nouvelle fois Mariette crée un étrange dialogue entre ses personnages comme entre son œuvre et ceux qui la contemplent. Il y a là une promesse d'un autre horizon, d'une autre aventure à la fois plastique mais aussi existentielle.

La poupée blanche crée un mouvement qui retient son souffle, engendre des silences. Nul ne sait en effet si la parole va sonner ou retourner au silence. Pour Mariette  il ne faut peut-être jamais sortir du jadis du corps habité de la mère, de sa joie, du péché, de la génitalité, du silence, du privé, de l'incompréhensible et de l'incomplétude. C'est pourquoi cette poupée « dit » dans la langue de la mère ce qu'il en est de ses enfants et ce qu'ils peuvent lui faire subir en s'efforçant de réparer l'inconsolable perte du paradis utérin, de l'origine dépassé.. Mariette estime que la volupté est moins originaire que le natal. C’est ce que prouve son œuvre blanche sinon de paradis du moins de limbe donc d’attente. De délivrance ? De séparation ? Chacun l’appréciera selon sa perception.




Jean-Paul Gavard-Perret


















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