Tel : 04.76.55.17.73


La maison de Mariette
Rue du Souvenir Français
38380 Saint-Laurent-du-Pont
(Isère)
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Photos du musée Jocelyne Artigue



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La maison de Mariette
 
 
 

107, rue du Souvenir Français

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Tel : 04.76.55.17.73.



 




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6 octobre 2008 1 06 /10 /octobre /2008 09:39
                          


Elle m'a reservé sa dernière danse...

Mariette





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Elle sait l’angoisse, elle pourrait la hurler. Mais elle fait mieux, elle la met en image. Sous ses doigts, les monstres prennent corps, mais les anges aussi, les anges aux joies pudiques, à l’espérance apprise, à la sève aussi blanche qu’obstinée. Mariette surprend la vie, elle apprivoise la mort que l’on se donne ou qui nous est donnée. Par l’art elle peut crier sa vie muette, timide. Elle en maintient le cœur au zénith du cadran solaire et la nuit elle la ravive au secret de la pleine lune. Elle sait aussi coudre les phrases des livres qu’elle aime. Elle les cache dans des tiroirs secrets .Ces phrases jailliront-elles un jour ? Oui. Soudain elles glissent entre ses mains et des verbes les plus rétifs l’élan se cabre . Mystérieusement, et comme à son insu, fleurit l’arbre de vie loin du jardin d’enfance où ses racines ne finissent pas de se tordre. Mariette trame l’impossible, renoue les fils brisés, tâtonne vers les parois du jour. Comme le figuier noueux, séparé des autres arbres, renvoyé dehors parmi les pierres au bord du temps. Comme lui elle dormait au printemps, l’été la réveille et désormais elle peut oser. Elle croyait n’avoir rien à dire ou plutôt n’osait pas dire. Elle fait mieux, elle crée des images votives mais impies. Peu à peu elle n’a plus peur des jours qui s’affolent et qui emportent – croyait-elle – ce qui tient à elle. Elle peut courir la campagne avec son imagination, rebâtir sa maison pour installer ses monstres et ses saints, ses innocents et ses prévaricateurs Elle continue d'ourler le monde à sa guise. Elle écoute de la musique ancestrale ou gothique et à contre mémoire s’inscrit ce qui la délivre. Elle peut encore danser sur le fil du jour. L’une après l’autre sont larguées les amarres – glu du port.

 

Jean-Paul Gavard-Perret

 



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