|
La Maison des Ecrits Allée du Rhin à Echirolles.
Voir le site de "Postenomade"
Il vous reste jusqu'au 27 mars 2009 pour voir l'exposition "Mail-Art Muséum"
Organisée par Stéphanie Miguet et Tony Mazzocchin
*** |





|
La Maison des Ecrits Allée du Rhin à Echirolles.
Voir le site de "Postenomade"
Il vous reste jusqu'au 27 mars 2009 pour voir l'exposition "Mail-Art Muséum"
Organisée par Stéphanie Miguet et Tony Mazzocchin
*** |
|
Etrange état qui est celui de toute existence,
où tout flue comme l'eau qui coule,
mais où, seuls, les faits qui ont compté,
au lieu de se déposer au fond,
émergent à la surface et gagnent avec nous la mer.
(Taroudant, Maroc. 5-11 mars
1981) Marguerite Yourcenar
*** Elle a recommencé à tissé un cocon...
*** |
|
L'imagination vaut bien des voyages et elle coûte moins chère Georges William Curtis
P
Les deux frères jumeaux d'Ingrid...
Pour de vrai...
Pour de faux...
*** |
|
Bon pour une injection... Aller-retour d'amour...
*** |
|
Que dit ce regard ? ...
"L'oeil de Aicirtap"
***
|
Tous, tous, ils seront
là,
le dimanche 23 novembre 2008
à partir de 15 heures
pour
"Le premier Noël d'Eva"
A partir de 16 heures le père Noël nous rendra visite.
Exposition
dimanche 23 novembre au 14 décembre inclus.
Ouvert vendredi, samedi, dimanche de 15 heures à 19 heures
La semaine sur rendez-vous.
Tel : 04.76.55.17.73
La maison de Mariette
107, rue du souvenir français
38380 Saint-Laurent-du-Pont
(derrière l'hôpital de Saint-Laurent-du-Pont)
Tous, tous, ils seront
là,
le dimanche 23 novembre 2008
à partir de 15 heures
pour
"Le premier Noël d'Eva"
A partir de 16 heures le père Noël nous rendra visite.
***
Carole Fromenty
***
Exposition
dimanche 23 novembre au 14 décembre inclus.
Ouvert vendredi, samedi, dimanche de 15 heures à 19 heures
La semaine sur rendez-vous.
Tel : 04.76.55.17.73
La maison de Mariette
107, rue du souvenir français
38380 Saint-Laurent-du-Pont
(derrière l'hôpital de Saint-Laurent-du-Pont)
Elle sait l’angoisse, elle pourrait la hurler. Mais elle fait mieux, elle la met en image. Sous ses doigts, les monstres prennent corps, mais les anges aussi, les anges aux joies pudiques, à l’espérance apprise, à la sève aussi blanche qu’obstinée. Mariette surprend la vie, elle apprivoise la mort que l’on se donne ou qui nous est donnée. Par l’art elle peut crier sa vie muette, timide. Elle en maintient le cœur au zénith du cadran solaire et la nuit elle la ravive au secret de la pleine lune. Elle sait aussi coudre les phrases des livres qu’elle aime. Elle les cache dans des tiroirs secrets .Ces phrases jailliront-elles un jour ? Oui. Soudain elles glissent entre ses mains et des verbes les plus rétifs l’élan se cabre . Mystérieusement, et comme à son insu, fleurit l’arbre de vie loin du jardin d’enfance où ses racines ne finissent pas de se tordre. Mariette trame l’impossible, renoue les fils brisés, tâtonne vers les parois du jour. Comme le figuier noueux, séparé des autres arbres, renvoyé dehors parmi les pierres au bord du temps. Comme lui elle dormait au printemps, l’été la réveille et désormais elle peut oser. Elle croyait n’avoir rien à dire ou plutôt n’osait pas dire. Elle fait mieux, elle crée des images votives mais impies. Peu à peu elle n’a plus peur des jours qui s’affolent et qui emportent – croyait-elle – ce qui tient à elle. Elle peut courir la campagne avec son imagination, rebâtir sa maison pour installer ses monstres et ses saints, ses innocents et ses prévaricateurs Elle continue d'ourler le monde à sa guise. Elle écoute de la musique ancestrale ou gothique et à contre mémoire s’inscrit ce qui la délivre. Elle peut encore danser sur le fil du jour. L’une après l’autre sont larguées les amarres – glu du port.
Jean-Paul Gavard-Perret
|
|
|
Elle prend bien sa source quelque part la vie. Mais où ? D’où vient cette force qui donne au feu son
impertinence, à la terre son appétit d’ogresse, à tout être vivant son désir de jouir du monde ? Demandez à la tempête ce qu’elle pense des convenances, demandez lui ce quelle pense de
la mort, demandez au feu, à l’eau, à l’air, à la terre. Ils n’ ont aucune mémoire de la mort, ce mot n’existe pas dans la nature. Un caillou peut vous parler de l’innocence, mais il ne
peut pas vous parler de la mort, pas plus que du bien ou du mal, de l’utile, de l’inutile. Il ne sait rien de tout cela. Demandez à la vie à quoi elle sert. Elle ne vous répondra
pas. A sa manière elle vous pétera peut-être à la gueule, elle vous tournera le dos et vous croirez qu’elle ne vous aime pas. Mais non elle ignore tout de nos philosophies et elle
ne sait pas ce que signifie le mot néant, voilà tout. Ce mot pour elle n’est qu’un bruit. Comment pourrait-elle comprendre ? La vie vit pour vivre. Elle n’est qu’une force qui va, gratuite, sans question et sans cesse donnée. Libre à vous de l’épouser, de la voir comme elle est, de l’aimer simplement pour le bonheur d’aimer. Et si vous ne voulez pas d’elle, qu’importe, elle passera sans vous. Et les dieux en rient encore qui disent et chantent : « Nos enfants sont des fous magnifiques. Nous avons inventé la vie, ils se baignent dedans, ils n’ont pas peur de se mouiller, ils nagent bien ! S’ils continuent ainsi bientôt nous pourrons les prendre sur nos genoux et qu’ils prennent notre place. Quel bonheur ! » Henri Gougaud (Les 7 plumes de l'aigle) |
Commentaires...