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Visiter ma maison...

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Livre...

Livre...

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" La maison
de Mariette"


Le petit musée
Rue du Souvenir Français
38380 Saint-Laurent-du-Pont
(Isère)


























































Photos Jocelyne Artigue


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Tel :
04.76.55.17.73.



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Jeudi 2 juillet 2009
- Par Mariette








Je ne m'intéresse pas à la façon
 dont les gens bougent,
mais à ce qui les meut.


(Pina Bausch)





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Dimanche 21 juin 2009
- Par Mariette



Le jardin est une méditation à ciel ouvert,
 un secret révélé à qui le mérite.

"Ghislaine Schoeller"











et l'ami Bruno Gripari
































































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Mercredi 17 juin 2009
- Par Mariette












Les artistes et les jardiniers
seraient heureux de vous accueillir


Samedi 20 juin
11 heures





Chez Pierre Gauvard

  Rue tour de Criel
38500 Voiron



Inauguration musicale avec le groupe
"Coucou, c'est new"

Jardins ouvert de 15 heures à 19 heures
Samedi 20, dimanche 21 juin






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Bruno Gripari

 sera la lui aussi...








Simulation d'accrochage pour jarTdins.
Etendard en laques, or, argent;
Queues de cheval mongol.
Le tout dans un espace vert qui entoure
l'atelier de Mille Pas à Voiron,
résidence d'artiste de Bruno Gripari.











plus de renseignement sur
www.jartdins.com




















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Lundi 15 juin 2009
- Par Mariette



L'ancien me la dit
le soleil sera au rendez-vous et vous ?







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plus de renseignements sur
www.jartdins.com












































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Jeudi 11 juin 2009
- Par Mariette


J'ai fait ma lessive de printemps
et le 20 et 21 juin 2009
je l'étendrais dans le jardin de Guy Serotni
25 rue des orphelines
38500 voiron













Je serais dans le jardin de Guy avec Bruno Gripari

Jartdins



































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Mardi 26 mai 2009
- Par Mariette














Dharma et créativité


" Ghögyam Trungpa"

On attend le bon moment -
L'infâme première pensée -

mais rien n'arrive.
on a le goût de tout laisser tomber, ou encore

de se forçer à inventer un artifice.
Rien n'y fait.
Puis,on est distrait par quelque chose d'autre et
au moment où on revient,
ça y est!



































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Samedi 23 mai 2009
- Par Mariette







"La forge -atelier"
38500 Voiron




























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Mercredi 13 mai 2009
- Par Mariette




III


 

Elle sait que par l’anonymat de la poupée on touche le mieux.

Pour le reste il suffit de ressentir le frisson qui flotte.

Moments rares, rentrés d’épines enfoncées dans les idées.

Avant toute forme définitive : ça va, ça s’étire, Mariette transperce, ramasse, lange.

Devant un tel travail de « cruauté » on est pourtant tenté de parler de bonheur.

La vie qu’on cherche.

L’incendie de la douceur.

Et l’angoisse aussi.


 

" Jean-Paul Gavard-Perret "


 

 

 

 

 

 



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IV

 


 

Mariette fait la lumière même si parfois elle a mal à ses formes, ses couleurs, ses secrets.

Même si martèle dans son crâne un « ça n’a pas d’issue », elle reste éveillée et va droit au registre de l’avenir.

Les échines ramassées de ses poupées épellent l’exaltation pour qu’elle soit.


 

" Jean-Paul Gavard-Perret "

 

 

 

 

 

 



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Vendredi 8 mai 2009
- Par Mariette







Vivre, c'est naître sans cesse.
La mort n'est qu'une ultime naissance,
le linceul notre dernier lange.
(Marcel Jouhandeau)












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Vendredi 1 mai 2009
- Par Mariette



I

Quel est chez Mariette le corps qui fait?
Ses poupées en deviennent le prolongement
avec d'autres jambes que les siennes.
Peau et chair dans la lumière et le blanc:
pourquoi regarder le monde
hors de ces assemblages?
leur tiédeur froide tient lieu de présence
et rassure .
Les visages sont parfois occultés,
le "reste" devient indépendant.
Quels sonts ces corps?
Que font-ils?











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II


Créer pour Mariette
c'est désarticuler avec un regard en dedans.

Double regard
 même pour ramasser les insectes de sa pensée
qui volent de tous côtés avec des étirements,

des prolongations parfois des sutures.

Observation de l'agir et du non agir
comme une transmission sans courroie.

Cela n'enclenche pas sur rien.
Au contraire Mariette met au point une balance
qui pése le deuxiéme sang,le second lait.







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Mardi 28 avril 2009
- Par Mariette


A Ghislaine


Pour coudre ensemble
 le visible et l'invisibe.

Sylvie Fabre G







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Mardi 21 avril 2009
- Par Mariette










Une nouvelle perle de lune se prépare...

Arrivée sur terre prévue...

le 24 septembre 2009.


















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Dimanche 12 avril 2009
- Par Mariette




































La paix n'est pas un don de Dieu à ses créatures .

C'est un don que nous nous faisons les uns aux autres.


 Elie Wiesel

 

 

 


 

 

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Mercredi 8 avril 2009
- Par Mariette

 

 

 

 

 

 



 

 

 



Voici deux livres pleins d’images, d’histoires et de figures.


Deux livres que tout oppose ?  Faut voir…



Oui, il faut voir d’abord les Poupées en mal d’enfantement de Mariette. Dans une galerie de portraits, qui tient du livre pieux de jadis et de l’inventaire de momies, l’artiste de saint- Laurent du pont dérange et émeut. Ne serait-ce que par son postulat : »j’ai eu trois enfants que j’aime, et je me suis rendu compte que j’avais été frustrée de ne pas avoir vécu leurs naissances. Il me fallait exprimer cette douleur, ce manque cette frustration ».

Comme un vertigineux prolongement du plus fascinant et du plus énigmatique des processus biologiques, Mariette a ainsi créé sept cents figurines de femmes qui contiennent toute, en elles-mêmes, au-delà es blessures et des déchirures, une promesse de vie. C’est sur le fond ténébreux des pages d’un album pour le moins singulier qu’on découvre la reproduction de ce petit peuple de tissus et de cordelettes, de rubans et de médailles, de statuettes démembrées et de fragments de tableaux anciens. Un peuple qui a manifestement valeur d’exorcisme pour sa conceptrice et qui nous parle d’un autre monde, entre envoûtement et terreur, entre blasphème

Et vénération.

Des poupées ,  il y en a aussi dans Soudards et belles garces .Pas les mêmes , on l’aura compris .Celles-ci sont nées sous le crayon du géant de la bande dessinée transalpine, Sergio Toppi. Mises en espace par le « raconteur d’images »isérois Mosquitos, les créatures du graphiste milanais sont en perpétuel conflit avec ces montres armés-samouraïs, brutes ou chacals-que le dessinateur se plaît à convoquer et repousser. Chaque tableau offre une scène de guerre ou d’épopée, très pertinemment rehaussée par les textes brefs du poète grenoblois Jean-Louis Roux «  l’ horreur est le propre des affreux : l’effroi les laisse froids, l’abomination est leur nation ;leur âme est grimaçante ;alors ils se font le visage qui va avec. Leur figure est un masque, mais sans rien derrière ».

Un univers bien loin de celui de Mariette ? Faut voir, faut voir…Et faut lire aussi.



 

« Poupées en mal d’enfantement »de Mariette, éditions YMNA (6 bis rue de Châteaudun 2800 chartes)

« Soudards et belles garces » de Sergio Toppi, Mosquito éditions (1 ter rue des sablons 38120 Saint-Egrève).





Didier Pobel

 

 

Article paru dans le Dauphiné libéré du lundi 6 avril 2009






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Publié dans : Presse
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Lundi 6 avril 2009
- Par Mariette





BLANCHE SŒUR

 








Aussi dilatées qu’elliptiques les dernières poupées de Mariette sont nimbées de blancheur : mère et enfants semblent donc appartenir aux limbes. Elles expriment une sensation de l'ineffable,  cet ineffable qui étymologiquement ne se parle pas, ne peut être verbalisé mais qu'on découvre dans les oeuvres de l’artiste de Saint Laurent du Pont. Elle pose la question du corps désirant de la maternité et du corps enfantin qui s'incorpore au premier. Le second devient un amplificateur musical de la mélopée du désir de celle qui l’a conçu. Et il n'est pas jusqu'à la force de l'amour inculqué à l'enfant par la mère qui est matérialisé sous forme de lien ou plutôt de bandelette auquel la mère ou l’enfant tente de s’échapper en dépit de leur apparente passivité..

Mais il y a plus. Chez Mariette le désir est une expérience altruiste qui suppose au moment où le corps est « enchaîné » un effort d'affinement de la conscience pour accueillir en soi l'autre afin de prêter attention  à son désir. Mais par sa poupée l’artiste montre combien l’exercice qui n'est pas évident ! Il est en effet des façons de "prendre" qui blessent, annihilent, étouffent. C'est pourquoi  Mariette tente de pacifier le désir peut-être noir par le blanc au sein d’une caresse insistante, au moment où le langage maternel se recroqueville dans le creux de l'oreille de l’enfant sans visage même s’il ne s’agit ni d’un infirme ou d'un invalide. Simplement il s’agit d’un enfant qui dans le giron maternel n’a pas encore d’image de lui-même. Une nouvelle fois Mariette crée un étrange dialogue entre ses personnages comme entre son œuvre et ceux qui la contemplent. Il y a là une promesse d'un autre horizon, d'une autre aventure à la fois plastique mais aussi existentielle.

La poupée blanche crée un mouvement qui retient son souffle, engendre des silences. Nul ne sait en effet si la parole va sonner ou retourner au silence. Pour Mariette  il ne faut peut-être jamais sortir du jadis du corps habité de la mère, de sa joie, du péché, de la génitalité, du silence, du privé, de l'incompréhensible et de l'incomplétude. C'est pourquoi cette poupée « dit » dans la langue de la mère ce qu'il en est de ses enfants et ce qu'ils peuvent lui faire subir en s'efforçant de réparer l'inconsolable perte du paradis utérin, de l'origine dépassé.. Mariette estime que la volupté est moins originaire que le natal. C’est ce que prouve son œuvre blanche sinon de paradis du moins de limbe donc d’attente. De délivrance ? De séparation ? Chacun l’appréciera selon sa perception.




Jean-Paul Gavard-Perret


















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