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Je ne m'intéresse pas à la façon
dont les gens bougent, mais à ce qui les meut. (Pina Bausch)
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Je ne m'intéresse pas à la façon
dont les gens bougent, mais à ce qui les meut. (Pina Bausch)
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Le jardin est une méditation à ciel ouvert, un secret révélé à qui le mérite. "Ghislaine Schoeller"
et l'ami Bruno Gripari
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L'ancien me la dit le soleil sera au rendez-vous et vous ?
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plus de renseignements sur www.jartdins.com |
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J'ai fait ma lessive de printemps et le 20 et 21 juin 2009 je l'étendrais dans le jardin de Guy Serotni 25 rue des orphelines 38500 voiron
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La paix
n'est pas un don de Dieu à ses créatures . C'est un don que nous nous faisons les uns aux autres.
Elie Wiesel
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Voici deux livres pleins d’images, d’histoires et de figures.
Deux livres que tout oppose ? Faut voir…
Oui, il faut voir d’abord les Poupées en mal d’enfantement de Mariette. Dans une galerie de portraits, qui tient du livre pieux de jadis et de l’inventaire de momies, l’artiste de saint- Laurent du pont dérange et émeut. Ne serait-ce que par son postulat : »j’ai eu trois enfants que j’aime, et je me suis rendu compte que j’avais été frustrée de ne pas avoir vécu leurs naissances. Il me fallait exprimer cette douleur, ce manque cette frustration ». Comme un vertigineux prolongement du plus fascinant et du plus énigmatique des processus biologiques, Mariette a ainsi créé sept cents figurines de femmes qui contiennent toute, en elles-mêmes, au-delà es blessures et des déchirures, une promesse de vie. C’est sur le fond ténébreux des pages d’un album pour le moins singulier qu’on découvre la reproduction de ce petit peuple de tissus et de cordelettes, de rubans et de médailles, de statuettes démembrées et de fragments de tableaux anciens. Un peuple qui a manifestement valeur d’exorcisme pour sa conceptrice et qui nous parle d’un autre monde, entre envoûtement et terreur, entre blasphème Et vénération. Des poupées , il y en a aussi dans Soudards et belles garces .Pas les mêmes , on l’aura compris .Celles-ci sont nées sous le crayon du géant de la bande dessinée transalpine, Sergio Toppi. Mises en espace par le « raconteur d’images »isérois Mosquitos, les créatures du graphiste milanais sont en perpétuel conflit avec ces montres armés-samouraïs, brutes ou chacals-que le dessinateur se plaît à convoquer et repousser. Chaque tableau offre une scène de guerre ou d’épopée, très pertinemment rehaussée par les textes brefs du poète grenoblois Jean-Louis Roux « l’ horreur est le propre des affreux : l’effroi les laisse froids, l’abomination est leur nation ;leur âme est grimaçante ;alors ils se font le visage qui va avec. Leur figure est un masque, mais sans rien derrière ». Un univers bien loin de celui de Mariette ? Faut voir, faut voir…Et faut lire aussi.
« Poupées en mal d’enfantement »de Mariette, éditions YMNA (6 bis rue de Châteaudun 2800 chartes) « Soudards et belles garces » de Sergio Toppi, Mosquito éditions (1 ter rue des sablons 38120 Saint-Egrève).
Didier Pobel
Article paru dans le Dauphiné libéré du lundi 6 avril
2009
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BLANCHE SŒUR Aussi dilatées qu’elliptiques les dernières poupées de Mariette sont nimbées de blancheur : mère et enfants semblent donc appartenir aux limbes. Elles expriment une sensation de l'ineffable, cet ineffable qui étymologiquement ne se parle pas, ne peut être verbalisé mais qu'on découvre dans les oeuvres de l’artiste de Saint Laurent du Pont. Elle pose la question du corps désirant de la maternité et du corps enfantin qui s'incorpore au premier. Le second devient un amplificateur musical de la mélopée du désir de celle qui l’a conçu. Et il n'est pas jusqu'à la force de l'amour inculqué à l'enfant par la mère qui est matérialisé sous forme de lien ou plutôt de bandelette auquel la mère ou l’enfant tente de s’échapper en dépit de leur apparente passivité.. Mais il y a plus. Chez Mariette le désir est une expérience altruiste qui suppose au moment où le corps est « enchaîné » un effort d'affinement de la conscience pour accueillir en soi l'autre afin de prêter attention à son désir. Mais par sa poupée l’artiste montre combien l’exercice qui n'est pas évident ! Il est en effet des façons de "prendre" qui blessent, annihilent, étouffent. C'est pourquoi Mariette tente de pacifier le désir peut-être noir par le blanc au sein d’une caresse insistante, au moment où le langage maternel se recroqueville dans le creux de l'oreille de l’enfant sans visage même s’il ne s’agit ni d’un infirme ou d'un invalide. Simplement il s’agit d’un enfant qui dans le giron maternel n’a pas encore d’image de lui-même. Une nouvelle fois Mariette crée un étrange dialogue entre ses personnages comme entre son œuvre et ceux qui la contemplent. Il y a là une promesse d'un autre horizon, d'une autre aventure à la fois plastique mais aussi existentielle. La poupée blanche crée un mouvement qui retient son souffle, engendre des silences. Nul ne sait en effet si la parole va sonner ou retourner au silence. Pour Mariette il ne faut peut-être jamais sortir du jadis du corps habité de la mère, de sa joie, du péché, de la génitalité, du silence, du privé, de l'incompréhensible et de l'incomplétude. C'est pourquoi cette poupée « dit » dans la langue de la mère ce qu'il en est de ses enfants et ce qu'ils peuvent lui faire subir en s'efforçant de réparer l'inconsolable perte du paradis utérin, de l'origine dépassé.. Mariette estime que la volupté est moins originaire que le natal. C’est ce que prouve son œuvre blanche sinon de paradis du moins de limbe donc d’attente. De délivrance ? De séparation ? Chacun l’appréciera selon sa perception. Jean-Paul Gavard-Perret ***
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